Libye | De la guerre civile au péril jihadiste

Antonin TISSERON, chercheur associé à l’Institut Thomas More

La guerre civile a emporté une transition fragile et des élections dont la communauté internationale attendait beaucoup. Le rétablissement du dialogue entre les groupes armés issus de la révolution et les anciens kadhafistes constitue dans cette perspective une priorité. D’autant que les excroissances du jihadisme international dans le pays laissent craindre une évolution comparable à celle observée en Syrie.

Décembre 2014

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Presque quatre années après l’intervention de l’OTAN en Libye, le pays est encore loin d’être stabilisé. La transition n’est qu’un vague espoir, avec une guerre civile opposant des groupes décrits comme islamistes à un général soutenu par des puissances extérieures, à commencer par l’Égypte. Si la Libye est au centre des préoccupations internationales, en raison de la menace que la situation fait peser sur les espaces limitrophes mais également la sécurité des Européens, il convient cependant de distinguer ce qui relève de facteurs internes, inhérents à des tensions tribales, identitaires, ou plus généralement aux soubresauts postrévolutionnaires, de ce qui dépend d’une problématique jihadiste dépassant les frontières et pour laquelle la réponse ne saurait être comparable.