Mali | Le danger de l’enlisement

Plus de deux ans après le déclenchement de l’opération Serval, la situation reste très fragile au Mali. Alors que les négociations d’Alger entre les autorités maliennes et des groupes armés du Nord n’ont toujours pas abouties, la nomination de Modibo Keita comme Premier ministre début janvier 2015, en remplacement de Moussa Mara, a été saluée par la presse française et malienne.

Antonin TISSERON, chercheur associé à l’Institut Thomas More

Février 2015 | Note d’actualité 26 | Version française | English Version

Modibo Keita a en effet écarté les ministres liés à des scandales. De plus, il connaît très bien le dossier du Nord pour avoir été, jusqu’à sa nomination à la Primature, Haut représentant du chef de l’État malien aux négociations d’Alger. Les racines de la crise qui a emporté le pays en 2012 sont cependant profondes. Il faudra du temps pour panser les cicatrices laissées par l’histoire et faire évoluer des pratiques à l’origine d’un effondrement. Mais, à court terme, la priorité est le renforcement de la sécurité.